Mais comment deux peuples peuvent-ils se déchirer autant ? Mais juste COMMENT ? Je n'arrive plus à avoir une opinion politique véritable sur ce conflit, je n'arrive plus à parler des faits, tout ce qui me transperce, c'est l'espoir. Combien d'articles dans Le monde j'ai lu ? Combien, vraiment combien ? Comment ai je pu y penser au nouvel an ? Tout ca peut paraitre baigner dans le pathos, mais c'est la seule vraie émotion que je ressens. Je peux pas croire que je vais vivre avec tout le temps, je peux pas croire en une haine aussi profonde, je suis peut etre trop naive, mais c'est de la colère que je ressens. Quand j'en parle, je produis juste du VENT, et cette discussion se gagne par des prouesses de rhétorique ou des connaissances que l'autre possède plus que moi. C'est un débat purement d'idées, je ne vois plus le fondement de rien, je vois juste des preuves qui s'alignent, et je m'en contrebalance. Je ne veux plus décemment y croire, c'est pas juste une révolte de passage, je le ressens trop que j'en arrive à plus pouvoir l'exprimer en parlant. Je ne peux plus en parler sans transmettre tout ce qui touche à travers ce conflit. Bien sur que j'aimerai m'engager et pouvoir réellement penser à pouvoir changer les choses, mais y a toujours une croyance au début d'une conviction, et l'espoir aujourd'hui, ca parait très maigre. Parce je le ressens, l'espoir que ca va changer, l'espoir qu'enfin une solution va régler tout ca. Comment vivre sans sinon ? L'espoir est surement naif, mais je le prefere au fatalisme, qui ne passera pas par moi. Je refuse cette idée de statu quo, je refuse de prendre parti, et ce toutes les raisons que l'on m'assène. La seule réflexion que je m'autorise, c'est une simple lecture des événements, parce des que j'interprète, je me sens juste à côté ou en manque, ou en défaillance d'informations. Bien sur, la première idée est que c'est completement idiot d'entendre "je ne veux pas m'engager", "je ne prend pas parti" parce forcément, ca parait passif comme attitude, la personne semble ne pas vouloir se bruler la main. Et bien je prefere cet état de "passivité", de "manque de courage politique" et garder un esprit un peu plus clair et moins orienté. Le temps sera, comme beaucoup de choses, le meilleur des remedes. Je déteste tomber sur ce genre de conclusion, mais le manichéisme et le consensus sont mes pires ennemis, donc je refuse de tomber dans une subjectivité totale par rapport à ca.